Section centres de loisirs – Projet éducatif

2017-2021

Dans le but de mettre en vie le projet associatif, voici quelques éléments sur lesquels la section s’appuie pour définir son projet éducatif :

Laïcité et vivre ensemble

Les statuts de l’ Amicale Laïque de Couëron Centre font clairement état de son attachement à l’idéal laïque. Conformément à l’article premier de la déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789 : « Les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits », la République française, dans sa Constitution, définit la laïcité comme une valeur fondamentale. Au travers de la loi du 9 décembre 1905, elle devient l’une des conditions essentielles pour favoriser la cohésion sociale et l’égalité de traitement entre les citoyens quelles que soient leurs appartenances religieuses ou philosophiques. La laïcité repose sur une culture du respect et de la compréhension de l’autre. Elle garantit l’égalité entre les filles et les garçons. Elle est le socle du « vivre ensemble « .
Les adultes devront adopter en toutes circonstances une attitude basée sur le respect de l’autre et de ses différences qui permette de favoriser les capacités d’écoute et d’ouverture des enfants et des jeunes dont ils ont la charge. Ils ont un devoir de stricte neutralité. Ils ont la responsabilité de faire  » vivre  » la laïcité au quotidien en proposant une action éducative de qualité qui valorise la diversité des cultures et lutte contre les inégalités au service du vivre ensemble.
Ainsi, toutes les activités proposées par l’ALCC sont largement ouvertes aux enfants, jeunes et adultes quelque soit leur milieu de vie et leur potentialité, y compris les personnes en situation de handicap (cf. : charte).
Elles sont des lieux d’apprentissage à la vie collective dans le respect de chaque personne (enfants, jeunes, adultes). La mise en place de règles de vie tant négociables que non négociables est indispensable au vivre ensemble. Ces règles sont régulièrement communiquées et explicitées.

Dans un souci de cohérence éducative, chacun, de sa place, veillera à :

  • susciter et permettre l’expression
  • prendre en compte la parole de l’autre
  • apprendre à décider collectivement
  • partager des valeurs humanistes et solidaires
  • prendre part à la vie de la cité

Traiter les différences

Les valeurs de laïcité et de vivre ensemble sont fondamentales dans notre mouvement.
La question du vivre ensemble traite donc inévitablement des différences. Elles renvoient aux origines culturelles, sociales mais aussi aux potentialités dans lesquelles on peut inclure le handicap sous toutes ses formes.
Pour notre association, l’a priori est donc de peser et d’agir pour que chaque enfant, jeune et adulte puisse trouver sa place au sein d’un collectif et dans son environnement familial.
Pour ce faire, la formation de tous les acteurs nous semble être un levier incontournable pour penser l’accueil dans nos structures et le réaliser. Elle s’adresse aux organisateurs, directeurs, animateurs, parents, enfants parce que c’est un projet collectif. Elle questionne les résistances, les a priori, les peurs, les représentations… Elle se veut être une réponse individuelle adaptée aux potentialités de chacun afin d’œuvrer à un environnement non modélisant et humaniste. D’où notre prise en compte des chartes : Jeunesse au Plein Air ( JPA), Accueil d’Animateurs/ trices en situation de Handicap (AHA) et enfin charte de la laïcité.

L’engagement

La démarche de projet est à favoriser. Elle implique tant les animateurs que les enfants et les jeunes dans la prise de responsabilité. Elle donne du sens et une finalité à l’activité. Elle se définit par opposition à l’ activisme (définition : succession d’activités sans lien pour « occuper » les enfants).
Ce qui est essentiel, c’est le fait que les enfants et les jeunes s’approprient le projet (qu’ils en soient à l’origine ou pas) et que les équipes d’animation soient en situation d’accompagnement, de guidance.

L’ouverture et l’enrichissement personnel

Chaque structure doit favoriser l’ouverture aux autres sous différentes formes en fonction des compétences et des intérêts des enfants et des jeunes :

  • passerelle entre ALSH maternel et primaire et mini-camps
  • rencontre inter centres
  • projets internationaux
  • échanges internationaux en Europe et dans le monde (échanges Nord/Sud) dans un esprit de coopération et de solidarité.

La qualité de vie

Les temps de restauration sont des temps éducatifs à part entière et sur toutes les structures. Les équipes d’animation (directeur, directeur adjoint, animateur) devront être garantes des notions de convivialité, découverte et formation au goût, équilibre alimentaire. L’information et la participation des enfants et des jeunes seront recherchées.
Les temps de récupération après le repas sont indispensables à l’organisme de tous les individus. Il permet une meilleure réponse aux sollicitations ultérieures. C’est pourquoi les rythmes de vie des enfants et des jeunes seront particulièrement pris en compte.

La continuité et la complémentarité éducative

Pour l’ALCC, la continuité éducative doit favoriser le passage de la participation à des vacances organisées à l’organisation de ses propres vacances.
L’apprentissage de l’autonomie et la prise de responsabilités s’expérimenteront de façon progressive de ALSH maternel vers l’organisation des camps jeunes. Les finalités étant que les jeunes puissent concevoir un projet dans sa globalité (destination, gestion du budget dont autofinancement, écriture du projet, activités…) avec l’accompagnement des adultes.

Les engagements de chacun

L’employeur : L’ALCC

L’ALCC est garante du respect et de la mise en oeuvre du projet éducatif.

  • Rôle administratif et légal
    Elle déclare tous les séjours auprès du ministère concerné.
    Elle organise :
    – les inscriptions des enfants de tous les séjours en ayant assuré la communication aux familles.
    – les circuits de transport des différents accueils.
    Elle déclare et assure le personnel, les enfants, le matériel.
    Elle est en relation avec la municipalité.
    Elle prépare les dossiers administratifs des directeurs (documentation administrative, attestation d’assurance…) et fournit des inventaires du matériel.
  • Rôle pédagogique (en direction des équipes)
    Elle recrute les directeurs, signe les contrats et avalise les projets pédagogiques et les équipes d’animation. Elle se réserve le droit de ne pas renouveler un contrat en cas de non-satisfaction ou de le rompre en cas de faute ou de manquement professionnel.
    Elle participe activement à la formation des animateurs : elle organise des réunions d’information et de présentation ainsi que des temps de formation pour les équipes de direction et d’animation et des réunions de bilan et de remédiassions.
    Elle évalue en fin de session les équipes de direction.
    Elle assume le rôle médiateur sur le plan relationnel, pédagogique…
    Elle met en place un accompagnement du directeur : une personne « référente » porte-parole du bureau de la section ALSH. Celle-ci pourra être un soutien auprès du directeur tant au niveau pratique qu’au niveau pédagogique. C’est la première personne à solliciter en cas de difficulté ou d’incident quels qu’ils soient.
    Cette personne est disponible pour les demandes d’informations, l’organisation de projets particuliers et peut rencontrer les équipes à leur demande.

L’équipe de direction

  • Le directeur : 
    Il est recruté sur la proposition de la section centre de loisirs de l’ALCC et s’engage à mettre en oeuvre le projet éducatif de l’association. Il a la responsabilité de le faire connaître et le présenter à son équipe d’animation le projet éducatif de l’association.
    Il doit être en capacité à porter et à être garant des valeurs de l’association : Rapports bénévoles et salariés, notion d’engagement …et avoir une posture professionnelle (éthique, réserve…)
    En prenant en compte ce projet éducatif, il élabore un projet pédagogique dans lequel il s’implique (utilisation du « je ») et le met en oeuvre en concertation avec l’équipe d’animation.
    Il indique quelles intentions éducatives seront plus spécifiquement abordées et comment elles seront concrétisées. Le directeur remet son projet au bureau de la section « centres de loisirs » au plus tard 3 semaines avant le début du séjour.
    Il est garant de la bonne réalisation de son projet.
    Il assure pleinement son rôle formateur auprès des adjoints, des animateurs.
    Il fait un bilan écrit à la fin de son séjour ; ce bilan doit servir de point de départ à l’écriture du projet pédagogique des sessions ultérieures dans le souci d’assurer la continuité éducative. Le bilan est présenté au bureau dans les semaines qui suivent la session (pas plus de 15 jours). Le bilan financier est remis dans les 15 jours suivant la fin du séjour.
    A l’issue de l’été, une réunion bilan réunit tous les responsables des séjours et éventuellement les animateurs intéressés. Celle-ci se conclue par la rédaction d’articles en direction du cahier d’expérimentations pédagogiques.
    Pour les périodes de petites vacances, le bilan est individuel.Il propose son équipe d’animation en fonction des candidatures adressées à l’ALCC. Concernant le recrutement, il n’y a pas de critères géographiques. Néanmoins, pour les stagiaires, les couëronnais sont prioritaires et pourront être positionnés sur les équipes par le bureau. Enfin, c’est le bureau qui avalise le recrutement des animateurs /trices.
    Il veille à constituer son équipe avec des animateurs ayant des compétences spécifiques et complémentaires à qui il demandera de conduire au moins un projet au cours de la session.
    Il fait signer à chaque animateur la charte « d’engagement » personnalisée en fonction de son projet.
    Il s’engage à informer les familles du projet pédagogique et des consignes particulières en amont et pendant le séjour.
    Pour les ALSH, il s’engage également à communiquer avec les familles chaque semaine sur les contenus pédagogiques en valorisant le travail éducatif mené par l’équipe.
    Il prend connaissance de la réglementation en vigueur concernant les mineurs sur la commune où il effectue le séjour.
    Il est responsable de son équipe et est garant notamment du respect de la loi sur sa structure (alcool, drogue…) ainsi que du savoir être des adultes (utilisation du portable, langage, tenue vestimentaire…).
    Il est invité à prendre contact avec la presse pour valoriser son séjour.
    Il peut être amené à accueillir une délégation d’élus associatifs ou municipaux.
  • Le directeur adjoint
    L’objectif est que le directeur adjoint soit en mesure de prendre une direction par la suite s’il le souhaite. Il n’est donc pas cantonné à un rôle complémentaire mais doit être sensibilisé à toutes les fonctions du directeur, même si ce dernier en conserve la responsabilité.
    Comme le directeur, l’adjoint doit être en capacité à porter et à être garant des valeurs de l’association : Rapports bénévoles et salariés, notion d’engagement …et avoir une posture professionnelle (éthique, réserve…) et être garant notamment du respect de la loi sur sa structure (alcool, drogue…) ainsi que du savoir être des adultes (utilisation du portable, langage, tenue vestimentaire…).
    Il doit assurer le rôle du directeur en cas de force majeur.
  • L’animateur
    L’animateur est garant de la sécurité physique, morale et affective des enfants qui lui sont confiés.
    Dans le cadre d’un projet d’animation, il met en oeuvre le projet pédagogique de l’équipe de direction.
    Sa fonction l’amène à s’impliquer et s’engager sur l’ensemble de la session : réunions de préparation, formation, bilan (cf. : paragraphe 2 sur l’engagement et charte de l’animateur).
    Comme l’équipe de direction, l’animateur doit être en capacité à porter et à être garant des valeurs de l’association : Rapports bénévoles et salariés, notion d’engagement …et avoir une posture professionnelle (éthique, réserve, utilisation du portable, langage, tenue vestimentaire…).